Bon, avouons-le, il y a eu le pire, il y a eu le meilleur, il y a eu les rires, comme il y a eu les pleurs. Il y a eu les moments de doutes, les moments du oui et du non, du peut-être et même du pas du tout. Personne n'a jamais pris le temps de s'arrêter sur mon prenom, sur ma vie, sur moi, sur Mathilde la rigolotte, sur Mathilde la p'tite ados qui a un toit, qui a de quoi manger, dormir & s'habiller. Personne n'a jamais été là pour me demander comment j'allais, comment je vivais, qu'est ce qu'était mes goûts, mes envies, mes rêves & mes peurs. Y a eu personne pour s'imaginer ne serait-ce deux secondes que moi aussi j'avais des incertitudes, moi aussi j'avais mes moments de panique, mes jours de deprime. J'étais la fille forte, la fille à abattre parce qu'elle avait un sac longchamp, parce qu'elle m'étais des slims et qu'elle disait de jolies phrases en francais. J'étais celle qu'il fallait nuir à tout prix parce qu'elle avait son vernis rouge sur ces doigts, parce qu'elle n'avait pas froid aux yeux. J'étais la fille qui menée la barque, la sorte de reine qui se croyait tout permis. Et parce que les gens disait que j'étais cette fille, il fallait me voir tomber peu à peu. J'ai toujours eu en moi cette petite amertume à l'idée de penser qu'au yeux des autres, j'étais la fille qu'il ne fallait surtout pas être. Cette amertume quand je voyais que toutes les mères des filles d emon âge ne voulait pas d'une fille comme ça. J'ai jamais été comme ca, a me pleindre et a attendre que tout redevienne parfait. J'suis une battante, et j'ai battut. Croyez-moi, plus le combat est rude, plus la victoire est belle. & ma victoire a été belle, car j'ai jamais rien laché. Les préjugé, je les ai jamais pris pour moi, j'ai toujours été certaines de mes valeurs, et de mes principes. Je me suis contenté de les laissés là, avec eux, et de continuer ma route. Et ma route, elle, elle n'est pas fini. j'continuerais, je continuerais. Pourtant. J'ai toujours gardé espoir, j'ai toujours cru que je m'en sortirais. Rien que pour ca, vous pourriez me dire ce que vous voulez, essayer de m'atteindre, de me faire tomber. C'est ma victoire, à moi, personne ne m'enlevera tout ce parcour que j'ai fait. La roue tourne, un jour, toujours.